Histoire
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Bonjour , j'ai besoin d'aide pour un bilan en histoire . Quelles sont les raisons profonde de la chute de constantinople ? Merci d'avance

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(1) Réponses
michous

Bonjour, Après une trêve de deux jours, où les soldats se préparent physiquement et moralement par les sermons déjà évoqués, le "lundi matin" (l.101), 12 avril l’assaut reprend. Thème classique des récits de bataille, Villehardouin compare 'l’assaut, violent et merveilleux" (l.105) à la torpeur des Byzantins lorsqu’il relate que "sur les murs et sur les tours, on ne voyait que gens"(l.104). Il insiste ainsi sur leur orgueil. Pour notre témoin il ne fait aucun doute que Dieu est du côté de la Croisade. En effet, il lève le vent de Borée qui jette deux nefs, la Pèlerine et le Paradis contre l’une des tours, ce qui permet d’y accrocher une échelle (l.116). La résistance byzantine est encore forte, mais deux croisés parviennent à monter sur une tour. Il faut dire que l’équipement du chevalier occidental est lourd, Latins et Grecs s’accordent pour rapporter la force et l’invincibilité dont jouissent les chevaliers lancés au milieu de l’ennemi. En effet, il est jusqu’au Grec Niketas Choniates qui avoue sa fascination devant les chevaliers d’Occident. Les Byzantins disposent eux aussi d’une cavalerie lourde, d’une cavalerie légère et d’un équipement assez semblable à celui des croisés. Bien entendu Villehardouin insiste sur la fuite de « ceux de la tour » (l.120) face à deux guerriers. Il faut nuancer cette vision car la défense de la ville existe. Autour de l’Empereur on retrouve les Varègues, corps d’élite de la garde impériale. Les Byzantins forment également une part importante de l’armée, à laquelle il faut ajouter de nombreux mercenaires. Malgré tout deux des tours sont prises et occupées. Les troupes "montent de force au haut du mur"(l.123) puis ce sont "trois des portes" (l.127) que les croisés forcent. Les Latins pénètrent alors dans la ville et se répandent dans la cité. Devant l’arrivée des chevaliers, le camp de l’empereur Alexis V est abandonné, lui-même et ses hommes "se mettent en déroute" (l.132). Il faut rappeler que le moral du côté byzantin est au plus bas, la succession d’empereurs sur le trône et le manque d’un chef charismatique et autoritaire, ne sont pas en faveur d’un ordre dans la cité. Aussi peut-on comprendre le succès du siège. Au cours duquel "les Vénitiens" (l.77) s’illustrent particulièrement à la fois par leur importance numérique mais surtout par le soutien matériel que représente leur flotte. Véritable support poliorcétique au cœur de l’assaut.

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